Un emploi à la clé grâce à CodeBoxx

Un décrocheur scolaire et une immigrante, depuis quelques mois au Québec, vont décrocher dans quelques jours un très bon emploi, dans un secteur en pénurie de main-d’œuvre, grâce à une formation intensive en programmation avec Codeboxx.

Nathan Vézina, 19 ans, qui a arrêté l’école après son secondaire 2, et Laura Zuviri, arrivée au Québec en mars, sont finissants de la première cohorte de la nouvelle école de programmation à Québec.

Victime d’intimidation au primaire, puis au secondaire, Nathan a peu à peu perdu confiance en lui et a décidé de ne plus aller à l’école, trop malheureux d’être écœuré par ses camarades, même s’il réussissait plutôt bien dans ses cours. «Je ne me sentais pas à ma place. Je longeais les murs et j’ai même fait exprès de rater une année pour être dans les anciens de la classe», a-t-il confié.

Nathan a demandé de l’aide, mais rien n’a changé à l’école. Il a donc décidé d’abandonner pour faire des petits boulots. Comme il a toujours été passionné par la technologie, il a appris un peu le JavaScript, et lorsque ses parents lui ont proposé d’intégrer la formation intensive, il a dit oui parce que cela ne ressemblait pas à une formation traditionnelle comme à l’école.

Résultat, il va finir dans les meilleurs de la cohorte. «Ici, personne ne m’a écœuré, je me suis senti en famille et le niveau technique est très intéressant», a-t-il expliqué. «Je n’ai jamais autant tripé de ma vie. Pour la première fois, j’ai eu le goût d’aller au bout et ça m’a redonné l’envie d’apprendre et de suivre d’autres cours», a-t-il poursuivi.

Langue comme une autre

Laura Zuviri travaillait dans l’administration au Mexique. À son arrivée au Québec, elle ne savait pas trop quoi faire. Elle parle espagnol, anglais, et se débrouille assez bien en français. Elle n’avait pas le goût de s’embarquer dans les demandes d’équivalence pour travailler dans son domaine. «C’est trop long. Mon mari a entendu Nicolas Genest à la radio et il m’a dit : “Tu aimes les langues et la programmation, c’est la langue des machines”», a-t-elle mentionné.

Après avoir passé le test de sélection avec succès, Laura a commencé sa formation sans jamais avoir touché au codage dans sa vie. Même si parfois, elle a trouvé ça intense et elle a eu des moments difficiles, elle s’est accrochée pour montrer l’exemple à sa fille de neuf ans, qui apprenait au même moment le français à l’école. «La programmation c’est en anglais le langage, mais on me parlait en français pendant les cours et parfois j’avais peu de mal à comprendre parce que ça se mélangeait dans ma tête», a-t-elle précisé.

À quelques jours de la fin de sa formation, Laura Zuviri se sent intégrée au Québec. «J’ai l’impression de faire partie de la communauté et que je vais avoir une belle carrière.»

Finissants recherchés 

Nathan et Laura devraient recevoir une offre d’emploi entre autres de CGI. «La programmation, c’est un domaine qui ne va jamais arrêter de grandir. Il va toujours avoir du travail. C’est le futur», est persuadé Nathan.

Après quatre mois intensifs, les finissants ont appris plusieurs langages de programmation et ils ont été initiés à la création d’applications mobiles et à l’intelligence artificielle. Sur les 26 élèves, 22 vont recevoir des offres d’emploi de l’une des trois entreprises partenaires de Codeboxx. CGI a déjà fait 12 offres d’emploi et ils vont proposer 10 autres offres cette semaine. Coveo a sélectionné six finissants et Fungo a fait trois offres d’emploi. Deux des 22 finissants ont même quatre offres d’emploi.

Deux autres finissants ont déjà un emploi et sont venus à Codeboxx pour apprendre certaines choses. Enfin, les deux derniers ont encore besoin d’un encadrement par Codeboxx avant de pouvoir être engagés par une entreprise.

Python, JavaScript, PHP deviendront-elles des langues secondaires obligatoires à l’école au même titre que l’anglais?

SOURCE: CÉLINE FABRIÈS, Le Soleil, 16 Décembre 2018,  https://www.lesoleil.com/affaires/techno/un-emploi-a-la-cle-grace-a-la-programmation-6450c9f3347fbf51e43ddbd4b40c5e5c

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